Permaculture

Le terme Permaculture a été inventé par deux australiens, Bill Mollison (biologiste, prof en biogéographie à l’université de Tasmanie) et David Holmgren (étudiant en écologie à la même université). Ils commencent à élaborer le concept de permaculture en 1974 et publient en 1978 un ouvrage intitulé « Permaculture One », la définissant comme un système intégré et évolutif constitué de plantes vivaces ou se perpétuant d’elles-mêmes et d’espèces animales utiles à l’homme. Ils publient la suite de leur livre, « Permaculture Two », et s’en vont chacun de leur côté professer la bonne parole permaculturelle dans toute l’Australie, puis les Etats-Unis, formant des praticien de la permaculture, puis formant des formateurs.

Le concept évolue, vit par lui-même et on trouve aujourd’hui de nombreuses initiatives s’autoproclament « permaculturelle » dès lors qu’elles travaillent avec du végétal. On trouve de nombreuses définitions de la permaculture et il peut être difficile de la cerner exactement. Afin d’avoir une vision globale de toutes ces définitions, nous les avons compilé dans un nuage de mot, qui donne plus d’importance aux termes qui se répètent parmi les définitions :

On déborde du cadre purement alimentaire qui était sa première définition pour évoquer plus particulièrement la notion de (éco)système et de conception, tout en gardant un cadre écologique et en lien avec l’humain. C’est le design permaculturel, qui représente la capacité d’examiner tous les éléments d’un ensemble pour les agencer dans l’espace et le temps afin de favoriser les interactions positives entre ces éléments. La poule est un exemple intéressant qui revient souvent : en écrivant les besoins et les produits et comportements de la poule, on peut chercher un espace où utiliser ses produits (comme le compost pour les fientes) et un élément pour combler ses besoins, comme une gouttière et un bassin de récupération d’eau de pluie pour lui permettre de boire. En poussant cette réflexion en faisant une analyse complète, même les déchets a priori inutilisables deviennent ressources pour un autre élément du système, et en les ordonnant correctement, il est possible de minimiser l’action humaine pour que le système soit le plus autonome possible, suivant la piste d’un écosystème naturel.

Une vision plus complète de la permaculture peut être une science systémique qui a pour but la conception, la planification et la réalisation de sociétés humaines écologiquement soutenables, socialement équitables et économiquement viables. Elle se base sur une éthique, dont découlent des principes et des techniques permettant une intégration des activités humaines avec les écosystèmes. La permaculture est donc envisagée comme un système bien plus complexe visant à proposer une vision de la société humaine plus écologique, plus sociale, plus viable.