Agriculture urbaine

Plus de la moitié de la population mondiale vit en ville

Aujourd’hui, plus d’une personne sur deux habite en ville, travaille en ville, se divertit en ville, s’alimente en ville. L’urbanisation galopante pousse les champs loin des villes et la plus grande ville de France survit trois jours si les camions qui s’alimentent s’arrêtent de rouler. L’agriculture s’industrialise, des gros groupes agro-alimentaires favorisent l’utilisation de produits phytosanitaires, dont on commence à voir les effets néfastes sur la santé.
Tout ça bien sûr, sous réserve de pétrole, qui va devenir de plus en plus rare et cher.

Pour se rapprocher de leur alimentation actuelle et préparer celle à venir, une multitude d’initiatives éclosent pour réintroduire du végétal comestible en ville : réappropriation d’espaces verts par des citoyens, jardins partagés associatifs, start-up agro-innovante…

Ce vaste champ, récent, l’agriculture urbaine, est très divers et rassemble des initiatives animées par des valeurs différentes : sociales, écologiques, productives. Elle vient en complément de l’agriculture traditionnelle locale, à la périphérie rurale de la ville, car elle est loin de l’approcher en terme de production, en terme de superficie disponible, et donc en terme économique. L’agriculture urbaine a donc au moins une mission de sensibilisation au localisme et à la qualité de la production, certaines initiatives vont plus loin avec une mission pédagogique d’éducation à l’écologie et à l’autonomie.